Les nids de pigeons ? J’ai tout essayé !

Si l’élevage du pigeon demande beaucoup d’observation il ne faut pas oublier non plus qu’il demande de l’expérience avant d’en parler et de noter les avantages et les inconvénients pour y faire une conclusion et prendre la meilleure solution possible.

Vous me direz qu’à chaque pigeon il faudrait son nid pour y réussir sa meilleure couvée, certes mais une fois construit que lui convient-il le mieux pour les œufs et les petits. Essayons d’en parler ici et lorsque l’on se rencontrera on en reparlera.

D’abord la construction qui va d’une simple caisse de bois avec des matériaux récupérés ici ou là, quelques clous et une forme géométrique aux dimensions adéquates : voilà un nid réalisé pour les gros pigeons (mondains, strassers), du sur-mesure. Il y a aussi les nids ronds en terre cuite qui gardent bien la chaleur des parents ; les nids du commerce en cellulose à usage unique, les nids de « vasques de fleurs » un peu trop profonds et qu’il faudra garnir davantage ; les nids en plastiques, plus coûteux, moins fragiles et qui se nettoient facilement ; la caisse de mandarines récupérée en saison ; la boîte à chaussure ; la vieille marmite qu’on ne veut pas se séparer et qui plait à ce couple !

Pensez d’ores et déjà à doubler vos quantités de nids dès le début de l’élevage de façon à intervertir les nids lorsque la nichée croît et que les parents veulent pondre à nouveau

Mais quoi mettre dans le nid ?

J’ai tout essayé :

  • Le sable : j’en mets dans mes gros nids pour le rendre moins profond mais je rajoute d’autres matériaux. Il offre d’autres avantage, notamment de garder la chaleur, d’éviter la casse des œufs comme chez le mondain, le strasser…, et absorbe bien l’humidité de la fiente, tout en aidant les jeunes à se positionner surtout pour le bréchet, la patte de travers.
  • Les épines que je ramasse sur ma pelouse grâce à un pin planté là ; tous mes tambours l’acceptent mais toutes les petites races les rejette ; même si l’odeur pourrait aider à y faire fuir les petits insectes « planqués » sous la plume.
  • La paille, le foin : beaucoup l’utilisent mais il faut sans cesse le recouper afin qu’ils rentrent dans le nid sans déborder, sinon tout est sorti et le foin avec les fientes pourrit plus vite et laisse une odeur.
  • La sciure ou copeaux de bois : trop légers, s’envolent dès que l’oiseau repart ; et il faut en trouver ! À moins de demeurer proche d’une scierie ; le seul avantage est en complément d’un bon matelas-amortisseur, sans oublier de l’ajouter avec d’autres matériaux.
  • La fiente : oui j’ai bien dit l’étron de pigeon. Savez vous, et j’en suis moi-même surpris, beaucoup d’éleveurs ne nettoient qu’une fois l’an les nids des pigeons et qu’une fois la fiente sèche les pensionnaires aiment à re-couver dedans ? Alors que l’on veille toujours au coryza, à la coccidiose, aux tiques et puces et bien beaucoup de nids sont tellement sales, que la solution est bonne. Affaire de goût ? Paraisse de nettoyer ? Nul ne peut juger si les résultats sont là ? Et comme je le disais plus haut, il faut essayer et voir son compte. Cependant je ne démords pas qu’au moindre incident avec la maladie : tout doit être nettoyé !
  • La plume : je dirais qu’elle n’a jamais été un matériau de nid, simplement un complément, un ajout. Au printemps dernier, lors d’un sacrifice de mes vieilles poules, j’ai volontairement glisser des rectrices, dans une de mes volières de pigeons (texans, hubbels, sylverkings) afin de remarquer le comportement de mes pensionnaires entrain d’aménager leur nid et j’ai été surpris de voir que très peu en ont ramassé. Préjugé ?
  • L’aubiose : qui est une litière 100 % naturelle et végétale, qui respecte l’environnement ; taux d’absorption de 600 % (liquide et odeurs) mais pas trop facile à trouver dans toutes les régions.

La litière la mieux adaptée est ...

Le gazon de la pelouse, qui dans toutes mes expériences plait beaucoup mieux et ce dans toutes les races (lourdes, moyennes et petites) mais ... me diriez-vous tout le monde n’a pas de pelouse ? Certes mais c’est très facile à trouver. Interrogez les services techniques de votre mairie ils vous en offriront volontiers, ne serait-ce que pour s’en débarrasser.

Pensez à bien l’étaler sur du carton afin de bien le sécher, puis le lendemain vous retournez le tout pour sécher le gazon du dessous. Au bout de trois jours de séchage vous le stocker dans des sacs papiers que vous aviez pris la peine de garder (notamment les sacs de grains, de granulés) ; vous entassez le gazon sec dans ces sacs que vous garder à l’abri, dans un endroit sec. Pensez à en garder pour l’hiver.

Au cours de vos visites du pigeonnier, vous pourrez ajouter une poignée de gazon sec où il y en manque et bizarrement vous remarquerez que cette litière ne s’envole pas au départ du pigeon qui quitte son nid et que personne ne le retire ! Sans oublier que lorsqu’il sera mélanger aux fientes, vous obtiendrez un bon humus pour le jardin.

Quoi qu’en disent les négatifs, le gazon reste pour moi la meilleure litière pour les nids des pigeons.

Essayez-le et je suis sûr que vous l’adopterez !!!

La Basse-Cour Somme-Aisne-Oise, 2008

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